CDROM      CERCLE DE REFLEXION SUR L'ORGANISATION DES MOUILLAGES DU BASSIN D'ARCACHON
   BONNE  NAVIGATION  ET  BONS  MOUILLAGES
 
 
 

Avec la Plaisance il est un poème, ensemble préservons le Bassin d'Arcachon
 
PARC NATUREL MARIN DU
BASSIN D'ARCACHON -
BIODIVERSITÉ
Groupe de Travail du 14 septembre 2010
 
 
CDROM participe au Groupe de Travail "Biodiversité" du Parc Naturel Marin du Bassin d'Arcachon. Au cours de des navigations tranquilles notamment à rame ou à voile, le Navigateur de Plaisance cotoie la faune du Bassin d'Arcachon. Il est le témoin au quotidien de la richesse de la biodiversité existante mais il peut être le témoin des changements intervenus dans cet environnement au cours des saisons. C'est pourquoi les Navigateurs de Plaisance de l'Association CDROM ont souhaité participer à ce Groupe de Travail afin d'apporter leur témoignage et proposer éventuellement des améliorations à l'existant. Le but est de préserver la biodiversité et de redynamiser l'éco-système du Bassin d'Arcachon afin qu'il puisse retrouver si possible son équilibre naturel initial.
 
 
de gauche à droite, Mr Jérôme Allou, conservateur de la Réserve naturelle nationale des Prés Salés d'Arès et de Lège, Mr Christophe Le Noc, conservateur de la Réserve naturelle nationale du Banc d'Arguin, Docteur Anne Littaye, chef de mission de création du Parc Naturel Marin du Bassin d'Arcachon, Mr André Troubet 1er adjoint, mairie du Teich, Mr Claude Feigné, ornithologue au Parc ornithologique du Teich, Mr Romain Hubert chargé de mission auprès des Aires Marines Protégées, adjoint à Anne Littaye.
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 Le Groupe de Travail Biodiversité s'est réuni dans la salle Médiathèque du Parc Ornithologique du Teich le 14 septembre 2010. Il est présidé par le docteur Anne Littaye, chef de la mission de préfiguration et de création du Parc Naturel Marin sur le Bassin d'Arcachon, assistée de Romain Hubert, Chargé de mission auprès des Aires Marines Protégées. Des spécialistes ont présenté leur travaux :
- Mr Jérôme Allou, conservateur de la Réserve naturelle nationale des Prés d'Arès et de Lège
- Mr Christophe Le Noc, conservateur de la Réserve naturelle nationale du Banc d'Arguin
- Mr Claude Feigné, ornithologue du Réserve Ornithologique du Teich

4 thèmes ont été abordés : 
1) Etat des lieux de la biodiversité sur le Bassin d'Arcachon ainsi que les fonctions écologiques
2) La connaissance sur les mammifères marins
3) L'avifaune avec les interventions du  Représentant la Réserve d’Arès, du Représentant de la Réserve d’Arguin et du Représentant du Parc Ornithologique du Teich
4) Débat

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ÉTAT DES LIEUX SUR LA BIODIVERSITÉ DU BASSIN D'ARCACHON
cliquez sur le titre et patientez le temps du téléchargement
(Présentation Anne Littaye) 

Le Bassin est un milieu lagunaire ouvert dans un environnement sédimentaire meuble, c’est-àdire qui bouge tout le temps et qui se vide aux 2/3 à chaque marée basse
Cette configuration lagunaire ouverte sur l’océan, le fait qu’il y ait un estran découvert 2 fois par 24 heures, qu’il y ait des chenaux qui restent en eau, que le Bassin sur son pourtour ait une surface de pré salé importante, tous ces éléments font que ce territoire est comme une mosaïque d’habitats en 3 dimensions qui a un lien avec la marée.

Qu’est ce qu’un Habitat ?

Les habitats peuvent se caractériser par un cortège d’espèces. Les espèces ont des relations entre elles, des relations profits c'est-à-dire : qui mange quoi ? Qui mange qui ? selon où l’on se place.
Ces habitats assurent des fonctions écologiques essentielles à de nombreux espèces, par exemple l’habitat herbier à zostères a un rôle important pour piéger les particules sédimentaires, a un rôle important comme abri pour les seiches ou d’autres espèces,

L’habitat sableux vaseux est important pour l’aviofaune. L'aviophone est un cortège d’espèces de toutes petites tailles qui vont constituer des proies pour de très nombreuses autres espèces. L'aviofaune a un rôle écologique très important pour la décomposition de la matère organique. Les fonctions écologiques sont assurées notamment par les prés salés.
 
Ces habitats peuvent également servir de fonction écologique pour l’homme, de service éco-systémique puisqu’ils vont servir d’approvisionnement en nourriture, de régulation face aux changements climatiques, face aux maladies, aux inondations, vont avoir un rôle culturel, d’éducation ou spirituel, de support, de formation des sols.

Il existe de nombreuses interactions entres les espèces. Chacune a un rôle dans cette communauté. Paralèllement, il existe des échanges entre les habitats. C’est un équilibre global théorique qui va dépendre des échanges entre tous ces habitats et toutes ces espèces.

Ce qui veut dire que tout est lié et tout changement dans la biodiversité va entrainer un changement dans une espèce et va entrainer toute une chaine inter active.

Il existe des habitats pauvres en biodiversité tels les sableux, la  plage et d’autres très riches tel l'estran sableux vaseux dans les chenaux. Les schorres ou prés salés ont un certain nombre de fonctions écologiques.

Les relations existent entre toutes les espèces :  les animaux pélagiques et les espèces plus petites le phyto-plancton, ou les animaux vivants dans la matière organique en décomposition. Autre exemple : les palourdes sont la proie des balistes qui aiment les coquillages.

Fonctions écologiques des Prés salés

Les prés salés ont une face inter connexion Bassin d’un côté et milieu terrestre de l'autre côté. Ils assument plusieurs fonctions nécessaires à l'équilibre de l'éco-système.

 
Fonction production de matière organique, 20 tonnes par ha et par an de matière organique produite issue du recyclage de la matière à laquelle il faut ajouter une production de flore microscopique et de bactéries qui servent de chaine alimentaire à d’autres espèces

Fonction habitat, habitat permanent ou temporaire notamment pour l’avifaune, pour un ensemble de juvéniles, de poissons qui vont utiliser les prés salés pour grossir un certain temps avant de retourner vers le Bassin

Formation des sols : montée des eaux au cours de tempêtes

Fonction auto épuration : le Bassin d'Arcachon parce que lagunaire assure cette fonction de façon tout à fait naturelle. Ces apports d’eau vont dans les prés salés et après vont se déverser dans le Bassin. Il y a donc des échanges dans les compartiments.

Les fonctions assurées par les prés salés sont très importantes pour les habitats qu’ils soient côté Bassin ou côté Terre.
 
Biodiversité
 
La biodiversité du Bassin d’Arcachon est riche. Du fait de sa configuration géomorphologique et de sa situation géographique, elle va avoir plusieurs sources d’espèces qui finalement se retrouvent dans ce Bassin d’Arcachon. Il y a des espèce autochtones qui naissent là et vivent là. On ajoute des espèces océaniques qui vont entrer puisque le Bassin est une lagune ouverte. Donc un certain nombre d’espèces océaniques vont compléter le cortège d’espèces qui caractérise ce Bassin. Le Bassin d’Arcachon est la limite Sud de répartition d’espèces froides et la limite Nord de répartition d’espèces chaudes. Ainsi dans le Bassin d'Arcachon, on observe des espèces chaudes, des espèces froides comme des espèces océaniques.
 
Précision : CDROM n'est pas l'auteur ni le propriétaire des photos de cette page représentant la biodiversité du Bassin d'Arcachon. Les clichés sont la copie de documents fournis pendant la séance par la Mission de mise en place du Parc Naturel Marin.
 
ÉTAT DES LIEUX SUR LES MAMMIFÈRES MARINS 
Cliquez sur le titre et patientez le temps du téléchargement. Etat des lieux mammifères marins pages 16 à 23.
(Présentation Anne Littaye)
 
       
 
La Mission présente des photos de marsouins communs, de phoques gris, de dauphins communs, de veaux marins, photos prises entre 2006 et 2009 aux abords du Bassin d'Arcachon. Il s'agit d'animaux qu'on ne voit pas toute l’année. il s’agit d’observations importantes qu’elles soient de navigateurs plaisanciers ou de marins pêcheurs.

Les cétacés sont aperçus au large et nous avons beaucoup moins d’observations cotières. On peut suivre l’évolution de ces mammifères par observation visuelle ou à l'occasion d'échouage d'animaux  en détresse ou morts.

Depuis 3 ans, on remarque une part importante d’échouages de dauphins communs et de  marsouins communs, ce qui laisse à penser une présence au large. Il n’y a plus d’observation actuellement intra Bassin mais ces échouages montrent qu’ils ne sont forcément pas très loin.

Le phoque également serait plus important ces dernières années aux alentours du Bassin d’Arcachon
 
L'état des lieux de la biodiversité et celui des mammifères ont été présentés dans un diaporama

Madame Littaye donne connaissance de l'organisation d'une


Conférence sur la Biodiversité Marine
Palais des Congrès d'Arcachon le 24 novembre 2010 à 20h 30mn
ouverte à tous - entrée gratuite

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ÉTAT DES LIEUX DE LA RÉSERVE NATURELLE NATIONALE DU BANC D'ARGUIN 
Cliquez sur le titre pour accéder au diaporama

(Présentation Christophe Le Noc, Conservateur de la Réserve naturelle nationale du Banc d'Arguin)

Périmètre
La réserve naturelle englobe l’ensemble des bancs de sable émergés à marée haute à l’embouchure du Bassin d’Arcachon + l’espace compris dans un rayon de 1 mille nautique autour de ces bancs de sable. Au coeur de la réserve, chaque année les limites territoriales d'une zone de protection intégrale (ZPI) sont définies par arrêté préfectoral. Cette zone est destinée à la reproduction, à la nourriture et au repos d’une partie de l’avifaune.

 
Observations 2010
En 2010, 6 espèces d’oiseaux se sont reproduites sur le Banc d’Arguin avec une principale espèce qui est la sterne caugec qui est à l’origine de la création de la réserve naturelle, espèce pour laquelle le banc d’Arguin a une importance internationale pour sa conservation et 2 autres espèces pour lesquelles le Banc d’Arguin a une importance internationale, ce sont l’huitrier pie et le gravelot à collier interrompu. Au banc d'
Arguin, la population de gravelots représente 25% de la population régionale aquitaine. On a tous une responsabilité.

Au cours de l’histoire de la réserve, d’autres espèces se sont reproduites sur le Banc d’Arguin mais ont disparu depuis, certaines surtout liées à une multiplication des habitats et d’autres comme l'eider à duvet qui était symbolique parce que le Banc d’Arguin était quasiment le seul endroit où il se reproduisait en France. Une petite communauté se reproduisait mais en1999 elle a été décimée suite au naufrage du pétrolier Erika.

Les oiseaux arrivent au printemps et posent leurs œufs au tout début du mois de mai. On a observé des cas d'hybridations occasionnelles comme la sterne élégante. En 2000 la sterne caugec a eu la mauvaise idée de nidifier en dehors de la zone de protection intégrale et les couvées n’ont pas survécu.

1974 correspond au début du gardiennage permanent de la réserve qui a permis de surveiller quasiment la colonie de sternes jour et nuit. Il a été remarqué une progression du nombre de couples nicheurs dès les premières années, 4000 couples environ avec un pic à 4700 couples en 1993. On observe depuis 4 ou 5 ans une diminution du nombre de couples nicheurs. La sterne est un oiseau exclusivement piscivore qui se nourrit de petits poissons qu’elle va pêcher dans un rayon de 60/70 km.

L'hypothèse de la diminution de cette présence : il y aurait un rapport étroit avec la baisse du stock alimentaire exploitable par l’oiseau. La sterne ne pêche que des petits poissons telles les sardines. Un oiseau qui a le stock de nourriture disponible pond plus d’œufs que celui qui a moins de nourriture.

Autre espèce pour laquelle le Banc d’Arguin a une importance nationale, c’est l’huîtrier pie. Contrairement à la sterne, il se reproduit sur l’ensemble des bancs de sable mais il a tendance à coloniser les massifs dunaires pour être sûr que son nid ne soit pas emporté par la marée mais aussi parce qu’il a besoin d’un prémontoire pour surveiller de plus haut son territoire. Au niveau de la dynamique, on remarque une augmentation du nombre de couples qui est liée à l’augmentation des surfaces émergées du Banc d’Arguin depuis 2003.

Jadis la surface émergée s'étalait de 35 à 40 ha à marée haute, aujourd'hui elle s'étend à environ 150 ha. Lorsqu’il s’agit d’un oiseau territorial comme l’huitrier pie, plus on lui donne d’espace, plus il est amené à faire du territoire. Même si on est satisfait, le processus n’est pas satisfaisant. On constate que ce qui prend l’envol est en baisse. Hypothèses : est ce que le Banc d’Arguin offre suffisamment de nourriture à l’huitrier pie et est ce que la présence humaine et notamment la surfréquentation touristique perturbe ?

Il faut que l’oiseau ait de la nourriture et d’autre part qu’il ait accès à cette nourriture. On asssiste à une dégradation de l’estran, ce peut être une facteur naturel mais ce peut être la présence de l’ostréiculture. La présence et la pression humaine sont telles que les oiseaux ne peuvent pas convenablement s’alimenter et c’est particulièrement préjudiciable lorsque les adultes ont les jeunes. S’ils ne peuvent nourrir convenablement les poussins notamment au cours de journées de fort ensoleillement, au bout de quelques jours les poussins meurent déshydratés.


Un autre paramètre à ne pas ignorer : la taille moyenne des pontes est inférieure par rapport aux années antérieures. Au niveau des pontes, les oeufs se font prédater notamment par les corneilles mais la part de l’homme est assez importante parce que dans 21% des cas de disparition, soit les nids ont été piétinés involontairement, soit les oeufs ont été dérobés. 

Reproduction du Gravelot à collier interrompu : oiseau très intéressant, l'oiseau a tendance à régresser au Nord de l’Europe. Au Royaume Uni, il a disparu. Paradoxalement, il était était assez rare en Aquitaine avant les années 1980, quelques cas étaient signalés à droite ou gauche, alors qu'aujourd'hui on l'observe régulièrement sur les plages d’Aquitaine qui ont tendance à être colonisées depuis ces 2 dernières décennies.

C'est un oiseau intéressant, il s’alimente sur le banc d’arguin sur l’estran et sur les vasières, c’est un oiseau très dépendant des laisses de haute mer, des invertébrés telle la puce de mer. On ne le trouve plus sur les plages où l’on passe la cribleuse. On observe un bon état de la reproduction. Il existait sur d’autres zones du territoire français proches, l’oiseau a bénéficié de la mise en place de la zone de protection. On a plus de nids que de couples parce qu’il y a eu  des repontes suite à des œufs dérobés ou nids détruits.

Des espèces font des haltes migratoires à l’automne dans la période post nuptiale. Par exemple, le fou de bassan. On observe quelques dizaines d'individus ou parfois 200 à 250 dans la journée. D’autres espèces viennent du large se réfugier temporairement sur le littoral pour fuir une tempête, c’est le cas des labbes et des puffins

En période d'hivernage, on note la présence de guillemots et parfois de pingouins. On observait assez régulièrement la présence de pingouins au début de la création de la réserve, maintenant on en voit 2 ou 3, guère plus.

La présence du harle hupé a décliné pendant la dernière décennie. Il existe une autre espèce dont la réserve du Banc d'Arguin a une importance nationale pour sa survie, celle du plongeon catmarin.

La Réserve du Banc d’Arguin a une forte responsabilité pour le bécasseau variable en hivernage. On observe la présence de 29 000 à 36 000 couples ce qui n'est pas énorme en comparaison des chiffres d'il y a une trentaine d’années qui pouvaient dépasser les 200 000 oiseaux. La réserve a également d'autres responsabilités à importance nationale, depuis 3 ans essentiellement celle des limicoles, ce sont le bécaseau variable, le courlis cendré, le bécasseau sanderling et la barge rousse. Les goelands bruns et les goélands leucophés sont également très suivis.

Le Banc d'Arguin a une fonctionalité écologique. Il sert de reposoir à marée haute notamment pour les limicoles tel le bécasseau variable, ou l’huitrier pie. Les oiseaux vont s’alimenter à l’intérieur du Bassin à marée basse et viennent se reposer dans le banc d’Arguin à marée haute.

Par exemple, après s'être alimentés à marée basse autour de l’Île aux Oiseaux, ils se dispersent au fur et à mesure que la marée remonte et vont rejoindre le Banc d’Arguin, les plages océanes du Cap-Ferret ou le Réserve ornithologique du Teich. En moindre importance, ils se dirigent vers les prés salés d’Arès et le Domaine de Certes ou vers le schorre du Sud Bassin.

Les vasières sont très importantes pour assurer la nourriture, elles ne doivent pas être dégradées. Si les vasières se dégradent, à terme le Bassin d’Arcachon ne pourra plus servir de mangeoire. Le Bassin d'Arcachon possède une grande richesse nutritionnelle et des zones de repos de marée haute. Il est nécessaire de cadrer des zones de protection avec des statuts suffisamment forts de façon à éviter que les oiseaux ne soient dérangés. On peut avoir toute la nourriture nécessaire pour toute la faune du Bassin d’Arcachon, s'ils sont dérangés, ils ne viendront plus.

 

ÉTAT DES LIEUX DE LA RÉSERVE NATURELLE NATIONALE DES PRÉS SALÉS D'ARÈS ET DE LÈGE
Cliquez sur le titre pour accéder au site de la Réserve
(Présentation Jérôme Allou, conservateur de la Réserve naturelle nationale des prés salés d'Arès)
 

La Réserve est ouverte depuis 2007. Dans son fonctionnement, un plan de gestion est validé à différents niveaux qui propose plusieurs objectifs notamment en termes de suivi d’avifaune, de suivi du peuplement d’oiseaux nicheurs et de suivre à long terme le peuplement des oiseaux migrants, hivernants de façon à cibler à l’échelle du Bassin d'Arcachon une espèce. Par exemple, si la présence du canard siffleur semble faible, il est fait la comparaison avec d'autres mesures et voir si la population varie également au niveau national. Les comparaisons se font dans le temps et dans les terres.

La Réserve peut être un lieu d’études pour des  recherches sur des relations entre espèces. Ce peut être, par exemple, entre espèces herbivores la bernache cravant et le canard siffleur et les herbiers de zostères. C’est un espace ouvert à la recherche. Le personnel de la réserve peut aider aux observations mais le premier objectif, c'est d'avoir des suivis.

Le premier plan de travail mis en place, c’est l’observation du peuplement des oiseaux nicheurs (cliquez et patientez pendant le téléchargement) avec une méthode qui a fait ses preuves. 20 points d’observation sont géoréférencés et servent de points d’observation à différentes périodes de l’année. Ces observations sont répétées chaque année, une semaine début avril pour les espèces précoces et une semaine début juin pour les espèces plus tardives.

Sont associés aux travaux, outre le personnel de la Réserve, le personnel de l’Office Nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et un technicien de la Fédération départementale des chasseurs. Les observations de la Réserve servent de référence notamment pour proposer la fermeture de la chasse en période de grand froid.

ÉTAT DES LIEUX PARC ORNITHOLOGIQUE DU TEICH
cliquez sur le titre pour accéder au site du Parc Ornithologique
(Présentation Claude Feigné, ornithologue au parc Ornithologique du Teich)

Claude Feigné rend hommage à Alain Fleury, ornithologue désormais retraité, qui a fourni beaucoup de comptage et de données depuis 35 ans. Le Réserve ornithologique du Teich dispose désormais un nombre impressionnant de données qui sont en partie exploitées à un plus haut niveau puisque le Parc ornithologique du Teich participe à la base de données Aquitaine. Cependant, il n’a pas la même vocation que les réserves naturelles du Banc d’Arguin ou d’Arès. Le Parc du Teich a essentiellement un but touristique mais l’accumulation des observations recueillies sont exploitables scientifiquement. On dispose à ce jour de quelques 88 000 données oiseaux sur les 35 dernières années. Un bilan ne se fait pas rapidement, faut attendre 2011 et il fera l’objet d’une étude scientifique.

On observe que le nombre d’oiseaux de 1980 à 1999, puis de 1999 à 2008 est à la régression. Cela concerne essentiellement l’ensemble des oiseaux gros liés à l’estran et des marais endigués, ça peut être des hérons, des cormorans, des limicoles ou des canards. On en saura un peu plus après avoir exploité les 88 000 données. Le Parc ornithologique du Teich est un reposoir, la baisse de fréquentation est peut-être due à une régression de la nourriture.

La dégradation alimentaire est peut-être due aux pertubations aux changements anthropiques. On a des observations, des constats mais pour l’instant ce ne sont que des hypothèses. Même si on a observé un changement, on ne peut le mesurer. Nous avons un réseau de suivis, un réseau d’indicateurs qui demande une analyse de plusieurs années, faut établir des protocoles pour que tout le monde mesure la même chose dans divers endroits et de la même façon, que l’on puisse observer une répétivité dans le temps pour obtenir des références.


cliquez sur l'image
  Le cygne tuberculé est en augmentation ou semble en augmentation mais il faut une observation assez longue pour avoir des données de référence parce qu’il a un nouveau comportement qui a lieu depuis une dizaine d’années. Il a des comportements de mues de migrations. Les oiseaux arrivent de l’extérieur, pas très loin, pour venir changer leur plumage ici dans le Bassin d'Arcachon. On a un écho d’augmentation du nombre de cygnes notamment en hivernage mais pas au point de ce qu’on entend communément voire des milliers ou des dizaines de milliers

Concernant le cormoran, il est en augmentation dans la phase nidification mais avec des effectifs relativement réduits. En phase hivernage il est par contre moins important qu’il n’a été.

La bernache cravant  a eu une phase d’augmentation importante mais on est là dans une période de tassement en hivernage sachant que le Bassin d’Arcachon a un rôle de plus en plus important et même crucial pour la survie de l’espèce, c'est-à-dire que nous avons une responsabilité de plus en plus forte pour cette espèce.

Le héron cendré en nidification est en baisse.

La
barge à queue noire est une espèce en augmentation. Le Parc ornithologique du Teich est devenu cet hiver le site international pour la barge à queue noire. L'espèce en augmentation mais globalement c’est l’ensemble du cortège qui a régressé.

Il nous manque des données, on ne se base pas sur des impressions. On fait des comptages, des observations tous les mois même l'hiver, il faut du temps, des moyens et que les Administrations aient les compétences qu’elles n’ont pas eues jusqu’à maintenenant.

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INTERVENTION CONCLUSIVE DE MME ANNE LITTAYE,
Chef de mission de création du Parc Naturel Marin du Bassin d'Arcachon

J'ajoute qu'un travail important d’observation a été remis par la Fédération de chasse. On ne va pas attendre le bilan définitif pour mettre en place le Parc Naturel Marin du Bassin d'Arcachon. On a suffisamment de données et d’enjeux de ce diagnostic incomplet pour dégager des orientations. On pourra décliner ensuite ces orientations en finalité et sous finalités, d’où l’intérêt de mettre en place des indicateurs de résultats qui chaque année seront passés au peigne fin pour que l’on puisse être réactifs et approfondir au fil du temps. C'est avec cette méthode inter active qu’on avancera.

Le Parc Naturel Marin, c’est avant-tout la connaissance et on a besoin de la connaissance de tous les acteurs qui travaillent sur le Bassin d'Arcachon depuis plusieurs années et qui de leur côté essayent de mettre des observations, des réseaux d’études avec ce souci de protocole commun. C’est comme ça qu’on pourra résoudre le problème de l’érosion de la biodiversité. Avec Natura 2000, on a déjà des connaissances, un travail est déjà en route. Avec les morceaux du puzzle déjà reconstitué, on va pouvoir obtenir une vision plus globale. Ce sera une base pour lancer les premières mesures qui, on espère, portera ses fruits rapidement.

Je fais appel à contribution aux usagers du Bassin d'Arcachon. Vous connaissez un endroit, un petit bout de plage avec une particularité qui mérite une observation, une étude. Vous avez des propositions pour améliorer l'existant, cela fera partie de l'ordre du jour du prochain Groupe de Travail PNM Biodiversité.
Hypothèses de travail pour la prochaine réunion : récifs artificiels, dragage engraissement des plages .
 . .

 
 
Prochain Groupe de Travail PNM Biodiversité Jeudi 04 novembre 2010 à Lanton

Conférence sur la Biodiversité Marine
Palais des Congrès Arcachon le 24 novembre 2010 à 20h 30mn

organisée par la Mission PNM - ouverte à tous - entrée gratuite
 
      Le Navigateur CDROM respecte les oiseaux du Bassin d'Arcachon. Les navires de plaisance sont parfois squattés par l'avifaune du Bassin d'Arcachon. Ici, le voilier de notre ami Jean-Louis sert d'habitat pour un limicole. L'oiseau s'admire dans le hublot vitré qui lui sert de miroir.      
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