Avec la Plaisance il est un poème, ensemble préservons le Bassin d'Arcachon
 
LE BASSIN D'ARCACHON A L'HONNEUR POUR LA
FÊTE DE LA MER ET DES LITTORAUX DE JUILLET 2020
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Annick GIRARDIN, Ministre de la Mer, à la barre d'une pinasse à propulsion électrique (Crédit Assemblée Nationale)
 
A l'occasion des journées de la Fête nationale de la Mer et des Littoraux, le Bassin d'Arcachon a été honoré vendredi 17 juillet 2020 par la présence de Madame la Ministre de la Mer, Annick GIRARDIN. Beaucoup d'acteurs du Bassin d'Arcachon, institutionnels, professionnels ou associatifs ont pu la rencontrer et Madame la Ministre s'est prêtée sympathiquement aux échanges et rencontres parfois informels.

Elle a bien voulu accepter d'échanger avec CDROM qui souhaitait l'alerter sur deux sujets sensibles qui concernent la protection des activités marines du Bassin d'Arcachon :
- l'absence depuis 2011 de remorqueur d'assistance de haute mer en veille à La Rochelle
- le contentieux sans fin CDROM-Riverains avec l'État contre la cession à l'Université de 2 parcelles de 4300 m² appartenant au Port d'Arcachon, et la sauvegarde du Musée-Aquarium d'Arcachon et de ses collections uniques


a) Absence de remorqueur d'assistance en haute mer en veille à La Rochelle.
Le Bassin d'Arcachon est vulnérable devant le trafic maritime soutenu de cargos, tankers et chimiquiers qui transitent dans l'océan atlantique. En cas de sinistre, si une pollution entre dans le Bassin d'Arcachon, les conséquences seront désastreuses pour la pêche, l'ostréiculture, la construction navale et le tourisme.
En l'absence de remorqueur d'assistance de haute mer positionné à La Rochelle, les secours ne peuvent venir que soit de Brest soit d'Espagne. C'est-à-dire que le remorqueur ne peut arriver sur zone, au mieux, que 24 heures après la demande d'assistance et à condition que l'état de la mer soit favorable. L'État doit donc mettre en place les moyens lourds adaptés pour protéger l'océan, le littoral, le Bassin d'Arcachon et ses activités.


CDROM a rappelé les évènements  de janvier 2016 où un roulier de 164 mètres de long, qui accusait une forte gite de 40 à 60° suite à une défaillance technique, est resté en dérive dans l'océan atlantique pendant une semaine avant qu'un remorqueur espagnol ne puisse enfin l'acheminer en lieu sûr. Le sinistré s'était rapproché dangereusement du Bassin d'Arcachon, l'échouage sur les plages landaises était envisagé par la Préfecture Maritime et dans cette hypothèse elle annonçait une "pollution limitée". Cette trop longue dérive nous interpelle. L'assistance française de haute mer était-elle défaillante ?

De même, plus près de nous, en juin 2020, le remorqueur Abeille Bourbon en veille à Brest et qui a compétence d'assistance sur l'océan atlantique a dû s'absenter pendant 3 semaines pour opérations d'entretien. C'est le remorqueur d'assistance de haute mer Orca, basé à Ferrol en Espagne, qui a remplacé l'Abeille Bourbon à Brest pendant la vacance. Ainsi pour assurer la mise en place de l'assistance sur la façade atlantique française, il a fallu réduire contre toute logique les moyens d'intervention de haute mer sur la côte espagnole.

Ces deux évènements prouvent que la France manque de réels moyens d'assistance en haute mer sur la façade atlantique. C'est à l'État que revient la mise en place de moyens humains et matériels adaptés pour assurer la protection du littoral, de la haute mer et des océans. C'est ce que nous avons dit à Madame la Ministre qui a demandé à Madame la sous-préfète du Bassin d'Arcachon de lui remettre un récapitulatif de l'intervention de CDROM.

b) Contentieux contre la cession à l'Université de deux parcelles appartenant au Port d'Arcachon et contre la destruction du Musée-Aquarium et de la Station Marine d'Arcachon


Dans le jugement du 02 juin 2016, et suite à la requête déposée par CDROM associé aux riverains, le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé le permis de construire du Pôle Océanographique Aquitain et condamné l'État aux dépens. Or la Ministre du logement et de l'habitat durable du gouvernement Hollande, Emmanuelle COSSE, a interjeté appel de ce jugement, sous couvert de la Direction des affaires juridiques de l'environnement et de l'urbanisme. En décembre 2016, alors que la Cour d'Appel n'a pas encore délibéré, un 2ème permis de construire a été déposé par l'Université qui sera lui aussi attaqué par CDROM associé aux riverains, cette fois devant la Cour Administrative d'Appel.

Mais en octobre 2019, alors que les procédures juridiques sont loin d'être terminées, le Conseil d'Administration de l'Université décide d'abandonner le projet de construction du POA sur le Port d'Arcachon. Or, en mars 2012, la Commission Permanente du Conseil Général de Gironde avait approuvé la cession de 2 parcelles à l'Université mais à la condition que, si le POA ne se construit pas, les 2 parcelles reviennent à leur statut d'origine. L'abandon du projet décidé par l'Université déclenche la rétrocession des 2 parcelles et le Port d'Arcachon en redevient le propriétaire.

Encore faut-il que cela soit consigné par écrit. C'est ce que nous avons dit à Madame la Ministre Annick Girardin
qui a demandé là aussi à Madame la sous-préfète du Bassin d'Arcachon de lui remettre un récapitulatif de l'intervention de CDROM.

Valorisation du patrimoine culturel et scientifique maritime par CDROM


Banderoles installées devant le Centre Culturel Pierre Dignac à Pyla-sur-Mer pour annoncer l'exposition

La participation de CDROM à la fête de la Mer et des Littoraux
 
La Fête nationale de la Mer et des Littoraux c'est l'occasion d'honorer la mémoire de celles et ceux qui ont oeuvré dans le développement des valeurs du maritime. Le Bassin d'Arcachon a été un lieu privilégié pour beaucoup d'inventions tel le premier chalutier à vapeur (David Allègre), le chaulage des tuiles pour récolter le naissain (Jean Michelet), la marinisation des moteurs de bateaux (Guy Couach), la construction en série des navires de plaisance (Guy Couach), l'aérium d'Arès ou les bains de mer.

Le marin-savant et Capitaine de Frégate Camille Papin Tissot a été le premier en France a réaliser une communication opérationnelle par télégraphe entre le continent et un navire au large. Après avoir équipé les navires de la Marine Nationale de la télégraphie sans fil (TSF), il est muté en 1913 sur sa demande sur le Bassin d'Arcachon pour y étudier le rayonnement des ondes en milieu sous-marin afin de pouvoir détecter les sous-marins ennemis. Il n'a pu terminer ses recherches car la maladie l'a emporté en 1917. Il repose au Carré militaire du cimetière d'Arcachon. Il a écrit la loi de portée des antennes dont il est l'inventeur. Grace à ses travaux, la sécurité de la navigation maritime s'est considérablement améliorée. C'est le thème de l'exposition proposée par CDROM.


Banderole installée dans le giratoire pour rappeler l'évènement national aux automobilistes

L'exposition de matériels de communication et de réception sans fil


Au premier plan, matériel de navigation maritime prêté par Le Petit Musée du Canot Automobile de La Teste de Buch


Postes à galène et à type Oudin horizontal et vertical


Télégraphe, poste récepteur TSF à galène à une self et son voisin à 2 selfs et à condensateur à piston

Présentation hors expo : antennes de salon cadres bois et fils gainés soie d'époque dont une authentique de la Société Ducretet, télégraphe récepteur morse papier (1880), manipulateur Morse, postes récepteurs à galène (1927), à une ou deux selfs, à condensateur à piston, pavillon amplificateur de son. Excepté le télégraphe, tous ces appareils fonctionnaient sans électricité. C'est seulement l'antenne (100 mètres de fil) qui fournissait l'énergie pour exciter la bobine et la membrane de l'écouteur. La galène (sulfure de plomb semi-conducteur) permettait de ne faire passer l'énergie de l'antenne que dans un seul sens.

La vidéo de l'exposition

Fête de la Mer et des Littoraux sur le Bassin d'Arcachon

En métropole et dans l'ultramarin

Projet de Fête de la Mer et des Littoraux pour 2021
 
Pour 2021, nous souhaitons une troisième belle Fête de la Mer et des Littoraux. Les scolaires pourraient en profiter si la date était avancée début juin. Ce serait une semaine à étudier sur le rivage, sur les bateaux, dans les chantiers navals, dans les criées, dans les musées. L'Éducation Nationale devrait adapter les programmes scolaires de façon à ce que l'éducation à la mer et aux littoraux soit enseignée dès le plus jeune âge.
 
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