CDROM   CERCLE DE REFLEXION SUR L'ORGANISATION DES MOUILLAGES DU BASSIN D'ARCACHON
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Avec la Plaisance il est un poème, ensemble préservons le Bassin d'Arcachon
 
EN 2019, LA PARCELLE DU PETIT PORT D'ARCACHON
EST ENCORE AFFECTÉE AUX  USAGES PORTUAIRES
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Entrée du parking du Petit Port d'Arcachon - La signalisation confirme "à l'usage exclusif des plaisanciers"

La grave erreur en 2012 des élus du Conseil Général de Gironde
 
Cette photo prise en mai 2019 confirme que la parcelle litigieuse est encore exploitée par le Port d'Arcachon et qu'elle est affectée aux usages des activités portuaires, alors qu'en 2012, les élus du Conseil Général de Gironde avaient affirmé que cet espace était inutilisé par le port et pouvait ainsi être proposé à d'autres activités.

La Presse valoriserait-elle les intérêts de l'Université ?


Cliquez sur l'image pour lire l'article de La Dépêche du Bassin du 11 avril 2019

 
Le contenu de l'article de La Dépêche du Bassin paru le 11 avril 2019 semble manquer d'objectivité car il ne cite pas les recours judiciaires engagés par des riverains, des syndicats de copropriétaires, et plusieurs associations, qu'elles soient d'usagers plaisanciers du port, environnementalistes ou patrimoniales.

Cela représente au total plusieurs centaines de personnes engagées individuellement ou solidairement dans l'action judiciaire :
- contre la destruction du plus ancien musée-aquarium de la planète rue du Professeur Jolyet
- contre le déménagement de l'Université de la rue du Professeur Jolyet parce que non nécessaire
- contre la construction inutile d'un hôtel grand luxe avec casino rue du Professeur Jolyet
- contre la réduction du périmètre du Port d'Arcachon et la perte d'une parcelle de 4000 m²
- contre la suppression du parking des plaisanciers et des professionnels du nautisme du Petit Port
- contre la fermeture et la suppression de l'accès routier au public de la rue des Marins
- contre la destruction et la suppression des sanitaires, douches, WC à l'usage exclusif des plaisanciers
- contre la construction d'un énorme building qui détruira une jolie fenêtre paysagère et un lieu de vie
- contre la construction inutile d'un belvédère de près de 25 mètres de hauteur
- contre l'implantation d'un centre universitaire d'excellence proche d'une activité industrielle (pêche)
- contre la construction d'un pôle universitaire dans une zone inondable et hautement submersible
- contre la construction d'un nouveau musée-aquarium, véritable gouffre financier prévisible
- contre la construction d'un parking souterrain R-4 au ras de l'eau, en zone inondable et submersible

mais aussi :
- pour la préservation du patrimoine culturel, historique et scientifique de la ville d'Arcachon
- pour l'agrandissement et la modernisation du pôle océanographique sur place rue du Professeur Jolyet
- pour la préservation de l'implantation actuelle du musée-aquarium rue du Professeur Jolyet
- pour la préservation des collections uniques du plus ancien musée-aquarium de la planète

Rien de tout cela n'est écrit par le journaliste alors que le contentieux est largement médiatisé depuis 2011. Il est même surprenant de lire dans le titre : "Les travaux ... devraient démarrer à la fin de la saison touristique ...". Un peu plus loin dans la colonne on peut lire : "... que le second permis de construire a été accordé par le préfet le 12 décembre 2016 ...". Exact, sauf qu'il fallait ajouter que "ce permis de construire est attaqué" et qu'il aurait été bon de rappeler que le préfet a également accordé un premier permis de construire le 15 septembre 2014 et que celui-ci est lui aussi attaqué. Les requérants attendent les deux décisions de la Cour Administrative d'Appel de Bordeaux.

Le nombre important de guillemets utilisés dans la rédaction de l'article de presse fait penser qu'il ne s'agit pas d'un reportage et que le journaliste rapporterait seulement les propos de dirigeants de l'Université qui ne sont par ailleurs pas cités. 
Ainsi pour les riverains et les usagers du port, le contenu de l'article publié le 11 avril 2019 manque réellement d'objectivité. Il s'apparente à de la désinformation, à une publicité malveillante des universitaires, à un fake et à un coup de force médiatique.

Sur le terrain, le parking du Petit Port est encore intact


Côté Sud, le parking du Petit Port d'Arcachon a été nettoyé et repeint pour la saison 2019


Le parking du Petit Port d'Arcachon côté Nord a été nettoyé et repeint pour la saison 2019
Rappel du litige
 
Jusqu'au 31 décembre 2016, et avant l'application de la loi NOTRe, le Conseil Général puis Départemental de Gironde avait confié, par convention, la gestion du Port d'Arcachon (Port de Pêche + Port de Plaisance) à la municipalité d'Arcachon.

C'est donc la Commission Permanente du Conseil Général de Gironde qui a été missionnée pour délibérer 
le 26 mars 2012, sous la présidence de Philippe MADRELLE, sur le projet de cession d'une parcelle du port d'Arcachon à l'Université. Le procès-verbal de la Commission précise que cette parcelle d'environ 4300 m² est proposée par le Maire d'Arcachon, validée par le Conseil d'Administration du port d'Arcachon et par l'Université de Bordeaux.

Texte de la délibération : "Dans la mesure où cette parcelle n'est pas affectée à un usage portuaire, il appartient au Département d'y renoncer, afin de permettre ensuite à l'État d'en reprendre la gestion pour en attribuer l'affectation à l'Université."

Or, l'ensemble des emplacements alignés, dans le parking semi-enterré, face au port, est affecté depuis plusieurs années à l'usage exclusif des plaisanciers. Depuis 2011, leurs véhicules doivent afficher le macaron d'autorisation de stationner. Une signalisation verticale rappelle cette obligation à l'entrée et dans le parking. Cette zone est donc affectée à un usage portuaire.

La Commission Permanente du 26 mars 2012 du Conseil Général de Gironde a approuvé à tord la résolution, en méconnaissance de l'organisation des infrastructures portuaires. C'est cette délibération absurde qui a déclenché les contentieux judiciaires.


Ne cédons pas la parcelle aux promoteurs tant que les contentieux judiciaires ne seront pas totalement purgés

Pourquoi un deuxième permis de construire ?
 
Suite au recours déposé par CDROM associé aux riverains le 12 novembre 2014, le Tribunal Administratif de Bordeaux avait annulé le premier permis de construire du POA par jugement rendu le 02 juin 2016. Le tribunal reprochait, entre autres, l'absence de document attestant que les parcelles litigieuses ont changé de propriétaire. Mais la ministre du logement et de l'habitat durable du gouvernement HOLLANDE, Emmanuelle COSSE, a interjeté appel de ce jugement, sous couvert de la Direction des affaires juridiques de l'environnement et de l'urbanisme. Aujourd'hui, mai 2019, nous attendons encore la délibération de la Cour Administrative d'Appel de Bordeaux.

Alors peut-être dans le but de tenter d'accélérer les procédures administratives, un procès-verbal de modification et de réduction du périmètre du Port d'Arcachon a été signé discrètement le 19 août 2016 conjointement par le Président du Conseil Départemental Jean-Luc GLEYZE et, par délégation pour le préfet, par le Secrétaire Général Marc MAKHLOUP. Les parcelles litigieuses deviendraient ainsi extérieures à l'enceinte portuaire et effaceraient le contentieux sur le propriétaire.

Encore faut-il faire approuver cette modification par une instance. En respect des textes en vigueur, c'est le Conseil Portuaire qui doit être consulté mais la procédure ne sera pas respectée.

Le 28 novembre 2016, le Conseil Municipal d'Arcachon doit délibérer sur le choix de la nouvelle gestion du Port d'Arcachon à compter du 1er janvier 2017, date de mise en vigueur de la loi NOTRe. Tous les documents concernant, entre autres, le périmètre, les infrastructures, les règlements de police et d'exploitation sont mis à la disposition des élus de la ville d'Arcachon. Le dit procès-verbal qui modifie le périmètre du port d'Arcachon est glissé dans l'ensemble du dossier sans qu'aucun élu ne prête une attention particulière sur le contenu de ce document récent. Le Conseil Municipal d'Arcachon rejette la proposition de gestion en syndicat mixte et approuve à une forte majorité la gestion autonome du port d'Arcachon par la municipalité.

Personne n'ayant contesté ce document, l'Université en profite pour déposer rapidement un nouveau permis de construire du POA en prenant soin de joindre ce procès-verbal. Le 2ème permis de construire a été déposé le 12 décembre 2016, soit une dizaine de jours seulement  après la délibération du Conseil Municipal d'Arcachon. Voilà pourquoi un 2ème permis de construire a été déposé. Il s'apparente à une tentative de coup de force de l'Université.

CDROM associé aux riverains a aussitôt déposé un recours contre le 2ème permis de construire car la procédure de consultation du Conseil Portuaire et d'information aux membres du CLUPP, sur la modification du périmètre et la forte réduction de la surface du port, n'a pas été respectée. Le Tribunal Administratif a rejeté notre requête mais CDROM, toujours associé aux riverains et aux syndicats de copropriétaires, a interjeté appel devant la Cour Administrative d'Appel de Bordeaux. L'ASSA, Association de Sauvegarde du Site d'Arcachon s'est associée en tant qu'intervenant volontaire.

Ce qu'il ne faut pas oublier dans ce dossier
 
Dans les différentes publications diffusées sur ce dossier, il est important de rappeler que ce n'est pas la création d'un POA qui a déclenché les hostilités. La responsabilité incombe au projet pour le moins surprenant du maire d'Arcachon, Yves FOULON, qui ambitionne de raser la Station Marine et le Musée-Aquarium de la rue du Professeur Jolyet afin d'y construire en lieu et place un hôtel grand-luxe avec casino et discothèque.

Il fallait donc affecter un nouvel emplacement à la Station Marine. Et les dirigeants de l'Université de Talence, en manque d'espace pour les étudiants, en ont profité pour proposer le transfert d'une soixantaine de chercheurs de Talence vers Arcachon, ce qui fait gonfler le volume et l'emprise du POA jusqu'aux limites territoriales de la ville et de celles des insfrastructures portuaires.

Les riverains et les associations du patrimoine n'accepteront jamais la destruction de la mémoire historique, culturelle et scientifique de la ville d'Arcachon. Ce manque de respect à nos anciens qui ont débuté, rue du Professeur Jolyet à Arcachon, la connaissance de la biodiversité des océans, ne pouvait déclencher que des oppositions.

Si des travaux démarrent en septembre, nous serons là, tous ensemble, pour publireporter la vérité.

Vos commentaires sur le publi-reportage de l'Université
 
Vos commentaires sont les bienvenus. Cliquez ICI pour atteindre le formulaire, vos identifiants ne seront pas publiés, nous ajouterons ci-dessous seulement vos commentaires et peut-être vos encouragements.

Visitez le blog de Marion, "Du côté du Teich"
 
De Nemo 01/07/2019
Les passages en force du Maire d'Arcachon sont bien connus : le dernier, hélas, est en cours de travaux que je vous encourage à venir voir. Il s'agit du Lotissement Elisée Reclus, que l'association des riverains, malgré ses multiples recours courageux, n'a pu empêcher. Les terrains en cours d'aménagement avaient fait l'objet d'un LEGS, donc sanctuarisés. Si vous voulez en savoir plus, adressez-vous aux voisins, au courant des manipulations terme poli ! exercées.
L'Université, depuis le début du projet, malgré ses conseils et son Agence de Com. n'est pas plus forte que les riverains du Musée Aquarium et du Petit-Port : des gens sages, des veilleurs seront toujours là pour empêcher deux monstruosités.
Avec vous ... totalement.
 
De Jo 13/06/2019
Comment faire confiance à des élus aprés de telles pratiques , souhaitons que la justice n'ait pas atteint ce niveau de perversion et puisse statuer en toute partialité. En effet, merci de ces info réelles et qui devraient être plus médiatisées, télé, réseaux sociaux, qui ont semble t-il plus de pouvoir que nos votes. Merci à tous les détracteurs de ce projet qui j'espère ne passera pas !!!!!!
 
De Clarisse 24/05/2019
Faire une conférence de presse ou un communiqué pour les journaux nationaux ?
 
De Sandrine 24/05/2019
Merci , vous nous remontez le moral !
Si jamais les pelleteuses se mettent tout de même en route en Septembre, on ne sait jamais que devrions-nous faire ? Peut-être serait-il bon de définir un plan d'action d'urgence... ?
 
De Jean 23/05/2019
Merci CDROM pour ces informations.
Il est sidérant de constater comment tout cela peut se faire en catimini.
Votre action d'information est essentielle. Demandez un droit de réponse à cet article de La Dépêche qui s'apparente à un Publi reportage !
 
De Marion 23/05/2019
Un grand MERCI pour cette mise au point et ce récapitulatif qui ne font que confirmer notre défiance envers les universitaires et les politiciens qui sont intervenus dans ce dossier.
 
De André 23/05/2019
Bravo ! Très bon article
 
De André 11/04/2019

Effectivement, nous n'existons pas pour le journaliste. Il oublie les recours. On a bien vendu la peau avant de tuer l'ours mais ce vieux plantigrade a bien l'intention de se défendre ! On est tenté de modérer l'enthousiasme : beaucoup de chercheurs ne veulent pas venir à Arcachon, le financement n'est pas du tout celui là et le coût de ce projet sera beaucoup plus important etc. Sur le fond on sait bien que tout se jouera devant la cour d'appel !

 
De Gérard 11/04/2019
Effectivement cet article ressemble tout à fait à de la publicité, on oublie d'évoquer la nuisance visuelle d'un tel bâtiment en front de mer, mais aussi de celle des riverains qui seront quasiment enterrés derrière cette gigantesque construction. On oublie aussi de parler de la bataille juridique encore en cours. D'autre part, à parcourir les lignes on croit comprendre que tout est acquis et que les portes sont ouvertes pour le démarrage des travaux. Alors oui pour décrire la réalité des choses et de la situation.
A croire que le rédacteur à été payé par l'Université pour autant d'éloges.
 
De Guy 11/04/2019
C
'est une invitation à discourir sur la forme et le fond que l'on ne peut refuser !
 
De Yves 11/04/2019
Bien sûr, il faut faire connaitre aux lecteurs la " face cachée de l'iceberg "
 
De Jean 11/04/2019
C'est exactement l'impression que j'ai eue ce matin en lisant l'article : est-ce un "publireportage" ou n'ai- je pas tout suivi ?
 
De Marion 11/04/2019
Intox ou journalisme de bas étage, c’est honteux.
 
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